Sur la route du lin, de la culture à la filature !

Voici le compte-rendu d’un passionnant périple auquel j’ai participé avec Thomas de 1083. Des visites d’entreprises qui nous permettent de mieux comprendre tous les enjeux liés à cette incroyable fibre écologique et de voir comment nous pourrions re-localiser l’intégralité de la filière. Grâce à l’entreprise française SAFILIN, nous avons pu accéder aux différentes étapes de production : la culture et le teillage en France puis direction la Pologne sachant que la dernière filature française de lin a malheureusement fermé il y a environ 20 ans.

Etape 1 : L’arrache et le rouissage

A perte de vue : nous voici à quelques kilomètres de Dunkerque dans les magnifiques champs de lin du Nord de la France. Après un printemps idéal, l’arrachage et le rouissage du lin ont commencé début juillet. L’arracheuse arrache le lin et le couche en plein champs. Le rouissage est l’étape suivante : avec l’humidité du sol, un processus de décomposition commence qui amorce le détachement de la fibre du bois. Le lin est ensuite retourné pour que le même processus détache la fibre sur l’autre partie du lin. Il est ensuite ramassé, roulé et acheminé dans un teillage.

 

Etape 2 : Le teillage

Nous avons pu visiter le teillage L.A LINIERE à côté de Dunkerque. Le teillage permet, grâce à des actions mécaniques, de nettoyer le lin et de finir de séparer la fibre du bois, sachant que la fibre se situe à l’extérieur de la plante. Des contrôles opérés tout au long de la chaine permettent d’éliminer manuellement toutes les fibres de mauvaise qualité. Le lin arrive au teillage brut et en repart sous forme de filasse pour la dernière étape de transformation dans la filature.

Etape 3 : la filature SAFILIN en Pologne

Arrivées à la filature, les balles de lin sont déroulées. Le lin est peigné afin de séparer les fibres courtes des fibres longues et enlever les impuretés. Cela permet d’obtenir un ruban qui est ensuite transformé en mèche d’un diamètre différent en fonction du titrage de fil que l’on souhaite obtenir. Tout ce travail est réalisé dans un environnement humide (60%). Le ruban prêt à être filé peut être également blanchi, pour éventuellement être teint par la suite. Après de nombreuses heures de séchage il pourra être filé et bobiné. Les contrôles manuels réalisés tout au long de la chaîne sont incroyables. C’est le savoir-faire de l’homme qui permet tout au long de la chaine, de déclasser le lin de mauvaise qualité.

Un voyage d’étude riche en rencontres qui nous aide à mieux comprendre la complexité de cette magnifique matière. La re-localisation de la dernière étape est un sujet complexe. La notion de coût est majeure, notamment celui de la  main d’oeuvre. Sommes-nous prêts à payer plus cher notre lin ? Moi oui bien sûr. Un grand merci à la direction de SAFILIN de nous avoir permis de visiter sa filature en Pologne.

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