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LE COTON BIO EST-IL VRAIMENT MEILLEUR POUR LA PLANÈTE ET NOTRE SANTÉ ?

Après le pétrole, l’industrie du textile est reconnue comme étant la deuxième activité la plus polluante au monde, et cela en grande parti dû à la culture du coton. Nous ne pensons pas toujours à cette plante lorsque nous parlons de pollution, et pourtant… À l’heure actuelle, la culture cotonnière est la troisième activité agricole la plus consommatrice d’eau issue d’irrigation et l’une des premières utilisatrices de pesticides et de produits chimiques. La communauté scientifique donne l’alerte régulièrement sans que cela incite la filière textile à se réorganiser profondément pour aller vers plus de modération et de raison. Il me semble pourtant évident que la culture biologique est une solution simple et salutaire pour préserver nos ressources et notre santé. Cette problématique me touche vraiment, c’est elle d’ailleurs qui m’a donné envie de fonder Naturellement Petits ! Je me pose encore aujourd’hui la question, pourquoi la culture du coton n’est-elle pas plus écologique ?

Le coton, une plante à la fois naturelle… et tellement chimique !

Les années (siècles) passent et le succès du coton ne se dément pas ! Il est cultivé de manière intensive depuis plus de 3000 ans, d’abord en Asie puis en Europe à partir des années 1700. De nos jours, environ 20.000 tonnes de coton sont produites chaque année, soit environ 820 kg par seconde, juste devant la laine. Pour bien se développer, la plante demande beaucoup d’eau, environ 5.300 litres sont nécessaires pour produire 1kg de coton. La pluie n’étant généralement pas suffisante, il faut donc solliciter les nappes phréatiques, malheureusement parfois jusqu’à épuisement. A ce bilan écologique déjà pas fameux, vient s’ajouter la surconsommation d’engrais, de pesticides et d’herbicides. Au total, environ 25% des pesticides et 10% des engrais utilisés dans le monde sont consommés par la culture du coton, ce qui engendre une pollution massive des sols ainsi qu’une forte augmentation de cas de cancers chez les agriculteurs.

Bienvenue dans l’ère de la fast-fashion !

En moyenne chaque année, 80 milliards de vêtements sont fabriqués et ils contiennent pour une majeure partie des quantités considérables de produits chimiques, qu’il s’agisse de vêtements en coton ou non. Les effets négatifs de cette culture intensive s’invitent alors aussi dans nos maisons avec des répercussions négatives sur notre santé. Les réactions allergiques sont de plus en plus courantes, notamment en raison de l’utilisation d’un apprêt nocif, la résine de formaldéhyde.

L’alternative du coton génétiquement modifié

Pour limiter l’usage des pesticides, des sociétés comme Monsanto ont mis au point des cotonniers génétiquement modifiés, capables d’auto-produire “naturellement” un insecticide les protégeant ainsi d’un papillon destructeur. Un bien pour un mal, puisque la disparition de ce prédateur provoque un déséquilibre de l’écosystème en favorisant la prolifération d’autres insectes nuisibles aux cultures voisines… Malgré les dégâts occasionnés, en 2016, 64% du coton cultivé dans le monde était génétiquement modifié (sources : ISAAA http://www.isaaa.org/default.asp) .

Et si on passait au coton bio !

À l’heure actuelle le coton biologique est cultivé dans un peu plus de 20 pays selon « Le guide l’exportateur de coton », notamment en Turquie en Afrique et aux Etats-Unis. Sa culture s’inscrit dans un mode de production durable et respectueux de l’environnement et des hommes. Il est sans OGM, cultivé avec du compost naturel permettant de remplacer les engrais et les divers pesticides chimiques. En plus d’être moins polluante et moins dangereuse pour les agriculteurs, la méthode écologique permet une diminution notable de la consommation d’eau. Pour être certifiée bio, la fibre de coton ne doit pas non plus être traitée après récolte, ni blanchie au chlore, pour nous garantir ainsi des effets allergènes quasi nuls. En toute logique, les rendements étant moins importants, les coûts de production et le prix du coton sont plus élevés qu’un coton traditionnel.

global organic textilePour être certain d’être en possession d’un coton biologique, la certification « Global Organic Textile Standard (GOTS) » lancée en 2006 est certainement la plus sûre. Reconnue mondialement, elle assure un contrôle tout au long de la chaîne de production en tenant compte de critères sociaux et écologiques exigeants. A ne pas confondre avec le label BCI (Better Cotton Initiative) qui joue sur les codes du coton bio, raisonnable et équitable, sans encadrer ni contrôler sa filière. Je vous invite à revoir le reportage de Cash Investigation qui traite justement de ce sujet sensible.

Pour le coton bio de mes collections, j’ai choisi de m’approvisionner chez des producteurs et des filatures basés en Turquie. La raison est très simple : cette filière, certifiée GOTS, est la plus proche de la France. Nous économisons en conséquence quelques milliers de kilomètres de transport pour offrir à la marque un meilleur bilan carbone. L’impact financier n’est pas neutre pour l’entreprise, mais au-delà d’être un choix purement économique, c’est un engagement très précieux pour moi en tant qu’entrepreneuse éco-responsable. Donc indispensable !

Marion Lacaux, fondatrice, créatrice de Naturellement Petits.

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